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Où se concentrent les professionnels à Maurice : ce que dit notre relevé

Par Kevin Ramsamy · publié le 25 août 2026 · vérifié le 25 août 2026

Une caisse à outils ouverte posée au sol, à côté d’un tapis de protection

En classant les 3 016 fiches de l’annuaire par la localité que chaque professionnel déclare comme point de départ, une chose saute aux yeux : l’offre n’est pas répartie sur l’île, elle est empilée sur une poignée de villes. Relevé arrêté au 25 août 2026, sur les 47 pages métier publiées ou programmées à cette date.

Sept localités rassemblent la moitié de l’offre

Localité Fiches Métiers représentés
Port Louis 646 46 sur 47
Quatre Bornes 229 41
Grand Baie 199 40
Curepipe 162 40
Vacoas-Phoenix 125 37
Rose Hill 92 31
Flic en Flac 89 26

Ces sept localités totalisent 1 542 fiches, soit un peu plus de la moitié de l’annuaire. Port Louis pèse à elle seule plus d’un professionnel sur cinq, et c’est la seule ville où quarante-six des quarante-sept métiers recensés sont représentés. La capitale concentre les professions de bureau — notaires, avocats, comptables, assureurs — pour une raison simple : les administrations, les juridictions et le port y sont.

Grand Baie n’a pas la population de son classement

Grand Baie arrive troisième avec 199 fiches, devant Curepipe, alors que sa population résidente est nettement plus faible. Le tourisme y appelle des métiers qu’on ne trouve pas ailleurs en telle densité : plongée, excursion, organisation de mariage, chef à domicile, guide. Flic en Flac, septième, suit la même logique sur la côte ouest.

À l’inverse, Curepipe et Vacoas-Phoenix doivent leur rang à la densité résidentielle du plateau : ce sont des métiers du quotidien qui y dominent — pharmacie, coiffure, réparation, jardinage.

Le reste de l’île se partage l’autre moitié

Au-delà de ces sept villes, l’offre se disperse sur 256 autres localités déclarées. Deux cent vingt d’entre elles portent moins de dix fiches, et beaucoup n’en portent qu’une. Passé la dixième localité du classement, on entre dans un tissu très fin : un artisan par village, parfois zéro sur tout un métier.

C’est la limite honnête de cet annuaire, et elle vaut d’être dite : dans le sud et sur la côte est, l’absence d’une fiche ne signifie pas l’absence d’un professionnel. Elle signifie que notre relevé n’en a pas trouvé de trace publique. Un artisan qui travaille au bouche-à-oreille, sans enseigne ni page, n’apparaît nulle part — et c’est souvent le meilleur du village.

Ce que ça change quand vous cherchez

Si vous habitez sur l’axe Port Louis – Curepipe, vous aurez du choix sur presque tous les métiers, et vous pouvez comparer. Si vous habitez à l’est, dans le sud ou dans un village de l’intérieur, deux réflexes valent mieux qu’une longue recherche : demander au professionnel le plus proche s’il se déplace jusqu’à chez vous — beaucoup le font, et cela ne se lit sur aucune fiche —, et poser la question du déplacement avant celle du prix, parce que c’est elle qui élimine.

Les localités affichées sur chaque page métier sont celles que les professionnels déclarent comme point de départ, pas leur zone d’intervention. Nous n’avons pas relevé les zones d’intervention : personne ne les publie de façon fiable, et nous préférons ne rien écrire plutôt qu’un périmètre inventé.

Portrait illustré de Kevin Ramsamy
Par Kevin Ramsamy

Écrit sur les services aux particuliers, la mobilité et le quotidien à Maurice.
Nos auteurs écrivent sous nom de plume — pourquoi.

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